Fillon, premier ministre de la première République Bananière, qui a remplacé au pied levé son maître Sarkozy du parti de l'étranger, a joint son trémolo à celui de Prasquier en introduisant son discours par une référence à l'Affaire Dreyfus. Le Dîner de Cons du CRIF est de toute façon placé systématiquement sous le sceau du "J'ACCUSE". C'est ce qui le rend si particulier, unique d'ailleurs, puisque le CRIF est la seule organisation en France à pouvoir publiquement insulter la République Laïque en bénéficiant pour se faire du relais d'une TV publique, Public Senat TV.
Le "J'ACCUSE" du CRIF est le même chaque année, afin de mieux marteler cela dans la tête des élus et de l'opinion publique, même s'il s'exprime par de multiples contorsions en lien avec l'actualité. Pour résumer les choses simplement, le "J'ACCUSE " du CRIF c'est :
"J'ACCUSE" la France et les Français d'antisémitisme y compris et surtout ceux qui critiquent Israël et sa politique génocidaire d'Apartheid
"J'ACCUSE" les Français de traumatiser la "communauté" , lui faire peur, provoquer l'inquiètude, y compris chez les enfants à kipa, qui, lorsqu'ils se la font chiper au cours de bagarres entre gamins comme il en existe depuis des lunes, peuvent dorénavant porter plainte pour antisémitisme. Piquer un bonnet, un bandeau, ou encore un foulard, restent quant à eux des actes non délictueux, des chicaneries entre gamins, ce qu'ils sont d'ailleurs, au même titre que piquer une kipa.
La "communauté" a, selon Mr Prasquier, besoin d'être et de se sentir protégée. En quoi la République Laïque se doit -elle de protéger une COMMUNAUTE ? La responsabilité de la République Laïque et de ceux qui la dirigent c'est de protéger TOUS les citoyens quelque soit leur religion, origine ethnique etc... Exiger une protection particulière pour une "communauté", et accorder une telle protection, c'est porter atteinte au principe d'égalité, sans parler de celui de porter atteinte au principe de laïcité, tous deux inscrits dans la CONSTITUTION. Qui plus est, en accordant à cette "communauté" un traitement "à part", en lui assurant un "protectorat" spécial c'est enraciner l'antisémitisme, aller à l'encontre de toute politique d'intégration, et c'est par là même, d'une certaine façon, une attitude antisémite. L'Histoire Juive (Juifs du Pape et autres...) a prouvé que cette politique du "protectorat " s'est toujours finalement retournée contre les Juifs.
On peut se demander si le CRIF, qui appelle de tous ses voeux à ce "protectorat" ne cherche pas justement à inciter à l'antisémitisme, et s'interroger pourquoi ? Tout ceci ne fait qu'exacerber les communautarismes donc saper le fondement de la République Laïque alors que le CRIF se réclame d'elle à longueur de discours.
Et le Gouvernement Fillon/Sarkozy se retrouve au diapason des élucubrations du CRIF.
Au dîner du CRIF, Sarkozy n'a pas encore pris la mesure de ses fonctions présidentielles, se croit toujours en campagne puisqu'il a dit "C'est important d'être là. Je suis là chaque année et il n'y avait aucune raison que je ne vienne pas" Peut être est-il utile de lui rappeler qu'il est le Président de TOUS les français et que sa présence à ce dîner, même si brève soit-elle, est jugée "déplacée" par 51,9 % des français, selon un sondage Le Monde/Expression Publique du 02.03/09, seuls 26,3 % la considérant comme "normale". (Voir copie d'écran ci - dessus). De plus, il faut savoir que les discours prononcés lors de ce Dîner de Cons, celui du Président du CRIF, et celui du Premier Ministre, sont écrits conjointement. Selon une dépêche AP du 02/03/09 qui portait sur la participation de Sarkozy à ce dîner organisé par cette "institution" :
"L'institution s'est préparée jusqu'à ces derniers jours avec les services de la présidence pour une allocution de Nicolas Sarkozy en réponse à celle du président du CRIF Richard Prasquier."
Là aussi un cas unique : un discours de la Présidence française écrit en collaboration étroite avec une officine communautariste qui sert également les intérêts d'un pays étranger, comme le montre les citations de son président reprises ci dessus.
Les citoyens français sont en droit d'exiger que cette étroite collaboration cesse, et que les élus arrêtent également d'aller une fois l'an au Bois de Boulogne à l'invitation/sur ordre du CRIF. Ils n'ont pas été mandatés, ne sont pas payés (qui sait ?), pour cela.
* Sur le rituel imposés au dirigeants étrangers en visite en Israël d'aller à Yad Vashem :
"Je ne pense pas que Yad Vashem devrait être la vitrine ou le portail par lequel chacun devrait rencontrer Israël...Ce n'est pas la manière de baptiser (baptize en anglais signifie être baptisé catholique) les gens pour une rencontre avec le Judaïsme... C'est un chantage émotionnel qui dit aux gens : " c'est ce que nous avons expérimenté, alors bouclez là, et aidez nous..." Abraham Burg lors d'une interview accordée à Paul.J Balles (ancien professeur américain d'université et journaliste independant ) 01/03/09
Qui a dit : "j’ai refusé un CRIF musulman, car cela aurait été du communautarisme" ?
Nicolas Sarkozy, en juin 2006 - alors qu'il était ministre de l’Intérieur et candidat à la présidentielle de 2007 - sur le plateau de l’émission « Cultures et Dépendances » de France 3.